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Les huiles essentielles interdites à la vente

(sauf pharmacie)
Article mis en ligne le 14 novembre 2008 par Angie
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La discussion est revenue à plusieurs reprises sur le forum, et j’ai également reçu divers courriels ou commentaires sur le site portant sur la question... Du coup, je vais essayer de faire le point même si ce n’est pas toujours aussi clair qu’il y paraît !!

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Absinthe RobetteTout d’abord, il y a deux choses à prendre en compte : les divers moyens de se procurer des huiles essentielles et le problème de la dénomination française de ces dernières...

Pour le premier point, le problème est clair : quand on achète ses huiles essentielles en pharmacie, on a accès par là-même aux conseils d’un pharmacien, et cela peut faire toute la différence !! Comme je le dis souvent, ce n’est pas parce que c’est naturel que c’est inoffensif, bien au contraire. Il est très exaltant de pouvoir être acteur sur sa propre santé, mais sincèrement, irions-nous nous servir dans un supermarché de l’allopathie ?? Et bien en achetant nos huiles essentielles sur le net, c’est un peu ce que nous faisons. Il est important de le garder à l’esprit...

Ensuite, il y a un souci quant à la dénomination des huiles essentielles. L’appellation en français a souvent la préférence. Oui, MAIS !! Oui mais généralement lorsque l’on utilise l’appellation française, on s’arrête au nom de la plante, les chémotypes et autres sous espèces passent complètement à la trappe !!

On se souvient qu’une telle pratique a entrainé une certaine ambiguïté autour du ravintsare (Cinnamomum camphora CT cineole) et du ravensare (Ravensara aromatica) entre autres, et parfois chez des personnes aussi qualifiées que les rédacteurs d’Aroma News (magazine du N.A.R.D., voir n°28)

Or, d’un chémotype à l’autre, les conséquences peuvent être très différentes, il n’y a qu’à penser à la sauge officinale (Salvia officinalis) et à la Sauge sclarée (Salvia sclarea) pour se convaincre que le seul nom français de la plante ne peut suffire. Ainsi, la sauge offcinale (salvia officinalis) est interdite à la vente hors pharmacie alors que la sauge sclarée se trouve un peu partout.

Bref, en matière de réglementation, voici ce que dit l’article L4211-1 du Code de la Santé Publique modifié par Ordonnance n°2007-613 du 26 avril 2007 - art. 26 JORF 27 avril 2007 :

Sont réservées aux pharmaciens, sauf les dérogations prévues aux articles du présent code : (... je me permets de couper afin d’en arriver à ce qui nous intéresse ici)
6° La vente au détail et toute dispensation au public des huiles essentielles dont la liste est fixée par décret ainsi que de leurs dilutions et préparations ne constituant ni des produits cosmétiques, ni des produits à usage ménager, ni des denrées ou boissons alimentaires ;

Vous trouverez la fameuse liste dans l’article D4211-13 du Code de la Santé Publique qui date d’août 2007 :

La liste des huiles essentielles mentionnées au 6° de l’article L. 4211-1 est fixée ainsi qu’il suit : Huiles essentielles de :

- Grande absinthe (Artemisia absinthium L.) ;
- Petite absinthe (Artemisia pontica L.) ;
- Armoise commune (Artemisia vulgaris L.) ;
- Armoise blanche (Artemisia herba alba Asso) ;
- Armoise arborescente (Artemisia arborescens L.) ;
- Thuya du Canada ou cèdre blanc (Thuya occidentalis L.) et cèdre de Corée (Thuya Koraenensis Nakai), dits "cèdre feuille" ;
- Hysope (Hyssopus officinalis L.) ;
- Sauge officinale (Salvia officinalis L.) ;
- Tanaisie (Tanacetum vulgare L.) ;
- Thuya (Thuya plicata Donn ex D. Don.) ;
- Sassafras (Sassafras albidum [Nutt.] Nees) ;
- Sabine (Juniperus sabina L.) ;
- Rue (Ruta graveolens L.) ;
- Chénopode vermifuge (Chenopodium ambrosioides L. et Chenopodium anthelminticum L.) ;
- Moutarde jonciforme (Brassica juncea [L.] Czernj. et Cosson).

Dans ce texte, un grand pas a été fait par rapport au texte initial (Article D4211-13 en vigueur du 8 août 2004 au 8 août 2007). On pouvait y lire :

La liste des huiles essentielles prévues au 6° de l’article L. 4211-1 est fixée ainsi qu’il suit :

Essences provenant de l’absinthe, de la petite absinthe, de l’armoise, du cèdre, de l’hysope, de la sauge, de la tanaisie et du thuya.

Aucune distinction de chémotype, de variété de la plante n’étant apportée, tous les dérivés d’une même plante étaient interdits, nous privant par exemple des bienfaits d’une huile essentielle telle que l’hysope couchée (Hyssopus officinalis var. Decumbens), sous prétexte que l’hysope officinale (Hyssopus officinalis var. officinalis) est à manier avec la plus haute précaution. D’où mon insistance précédemment sur l’importance des chémotypes qui apparaissent plus volontiers dans les dénominations latines ;-)... Heureusement, trois ans plus tard, l’article a gagné en précision, nous donnant accès à de précieuses huiles essentielles !

En ce qui concerne le pourquoi du comment de ces restrictions, je reprends ici la liste précédente en y ajoutant quelques indications :

- Grande absinthe (Artemisia absinthium L.) -> contient de la thuyone (cétone monoterpénique hautement convulsivante, peut provoquer des hallucinations)
- Petite absinthe (Artemisia pontica L.) -> contient de la thuyone (cétone monoterpénique hautement convulsivante, peut provoquer des hallucinations)
- Armoise commune (Artemisia vulgaris L.) -> contient de la thuyone (cétone monoterpénique hautement convulsivante, peut provoquer des hallucinations)
- Armoise blanche (Artemisia herba alba Asso) -> contient de la thuyone (cétone monoterpénique hautement convulsivante, peut provoquer des hallucinations)
- Armoise arborescente (Artemisia arborescens L.) -> contient de la thuyone (cétone monoterpénique hautement convulsivante, peut provoquer des hallucinations)
- Thuya du Canada ou cèdre blanc (Thuya occidentalis L.) et cèdre de Corée (Thuya Koraenensis Nakai), dits "cèdre feuille" -> contient de la thuyone (cétone monoterpénique hautement convulsivante, peut provoquer des hallucinations)
- Hysope (Hyssopus officinalis L.) -> contient de la pinocamphone (cétone neurotoxique et abortive)
- Sauge officinale (Salvia officinalis L.) -> contient de la thuyone (cétone monoterpénique hautement convulsivante, peut provoquer des hallucinations)
- Tanaisie (Tanacetum vulgare L.) -> contient de la thuyone (cétone monoterpénique hautement convulsivante, peut provoquer des hallucinations)
- Thuya (Thuya plicata Donn ex D. Don.) -> contient de la thuyone (cétone monoterpénique hautement convulsivante, peut provoquer des hallucinations)
- Sassafras (Sassafras albidum [Nutt.] Nees) -> contient du safrol (composant toxique entrant dans la composition de l’ecstasy), cancérigène
- Sabine ou genévrier sabine (Juniperus sabina L.) -> contient des thuyones (cétones monoterpéniques hautement convulsivantes, pouvant provoquer des hallucinations) ainsi que du sabinol (alcool terpénique s’attaquant au système nerveux et responsable de convulsions) ainsi que du pyrogallol qui peut empoisonner (mort rapide) les animaux qui le consomme en bloquant leur système digestif
- Rue (Ruta graveolens L.) -> contient du méthyl heptyl cétone (hautement neurotoxique et abortif)
- Chénopode vermifuge, fausse ambroisie, thé du Mexique, ansérine, ou encore épazote (Chenopodium ambrosioides L. et Chenopodium anthelminticum L.) -> contient de l’ascaridol, peroxyde toxique (vermicide puissant) particulièrement instable (allant jusqu’à l’explosion sous certaines conditions)
- Moutarde jonciforme, moutarde brune ou encore moutarde chinoise (Brassica juncea [L.]Czernj. et Cosson) contient de l’allylisothiocyanate extrêmement toxique notamment sur le plan neurologique.

A cela il faut ajouter une autre restriction. Et, oui... ;-)
Celle-ci figure dans le Code Général des Impôts (article 514 bis Modifié par Rapport - art. 1 (V) JORF 22 juin 2000, pour être précise...) :

Ainsi qu’il est dit à l’article L. 3322-5 du code de la santé publique, il est interdit à un producteur ou fabricant d’essences pouvant servir à la fabrication des boissons alcooliques, telles que les essences d’anis, de badiane, de fenouil, d’hysope, ainsi qu’aux producteurs ou fabricants d’anéthol, de procéder à la vente ou à l’offre, à titre gratuit, desdits produits à toutes personnes autres que les fabricants de boissons ayant qualité d’entrepositaires vis-à-vis de l’administration des contributions indirectes, les pharmaciens, les parfumeurs, les fabricants de produits alimentaires ou industriels et les négociants exportateurs directs.

La revente de ces produits en nature sur le marché intérieur est interdite à toutes ces catégories à l’exception des pharmaciens qui ne peuvent les délivrer que sur ordonnance médicale et doivent inscrire les prescriptions qui les concernent sur leur registre d’ordonnances.

Sans préjudice des interdictions mentionnées au 2 de l’article 1812 du code général des impôts, sont fixées par décret pris en conseil des ministres les conditions dans lesquelles les essences mentionnées à l’alinéa premier du présent article ainsi que les essences d’absinthe et produits assimilés ou susceptibles de les suppléer peuvent, sous quelque forme que ce soit, être importées, fabriquées, mises en circulation, détenues ou vendues.

Pour l’apéro, c’est raté, vous n’aurez pas droit à votre boisson anisée préférée, à moins que d’aller, comme monsieur tout le monde, l’acheter au supermarché du coin... Sinon, ce sera lait fraise, comme Junior ! ;-)

Donc, si l’on reprend, voici la liste (classée par ordre alphabétique des dénominations latines) des huiles essentielles soumises à restrictions (si j’en ai oublié, n’hésitez pas à me laisser un message avec les références...) :

- Grande absinthe (Artemisia absinthium L.)
- Armoise arborescente (Artemisia arborescens L.)
- Armoise blanche (Artemisia herba alba Asso)
- Petite absinthe (Artemisia pontica L.)
- Armoise commune (Artemisia vulgaris L.)
- Moutarde jonciforme (Brassica juncea [L.] Czernj. et Cosson).
- Chénopode vermifuge (Chenopodium ambrosioides L. et Chenopodium anthelminticum L.)
- Fenouil (Foeniculum vulgare)
- Hysope (Hyssopus officinalis L.)
- Badiane (Illicium verum)
- Sabine (Juniperus sabina L.)
- Anis (Pimpinella anisum)
- Rue (Ruta graveolens L.)
- Sauge officinale (Salvia officinalis L.)
- Sassafras (Sassafras albidum [Nutt.] Nees)
- Tanaisie (Tanacetum vulgare L.)
- Thuya du Canada ou cèdre blanc (Thuya occidentalis L.) et cèdre de Corée (Thuya Koraenensis Nakai), dits "cèdre feuille"
- Thuya (Thuya plicata Donn ex D. Don.)

En dépit de ces restrictions, il m’est arrivé de tomber nez à nez avec ces fameuses huiles essentielles, pures ou diluées dans une huile végétale, et ce, en dehors des officines. Je ne peux qu’exhorter à la prudence. Ce ne sont pas des huiles anodines et si la loi a pris la peine d’en restreindre l’accès, ce n’est pas sans raison. Leur utilisation ne peut se faire sans le suivi d’un professionnel de santé qualifié !

Après, il appartient à chacun d’agir en son âme et conscience ;-) :D

Angie


PS

Sources :
Le Code de la Santé Publique
Le Code Général des Impôts
Mon ami Wiki, comme toujours : thuyone, safrol(eng), ascaridol (eng), allylisothiocyanate (eng)
Au sujet du sabinol


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Réactions à cet article.

(Par Lionel. Le 15/11/2008.)

Bonjour,

En effet ce n’était pas très claire, je n’avais pas fait le liens entre les différents chémotype de sauge.
Pourtant ce n’est pas mon genre de passer à côté de telles indications.

En tout cas merci beaucoup pour l’efficacité de ce site, Angie à vraiment fait un travail très complet, argumenté, structuré, etc, etc...
Cela témoigne de son implication et de sa volonté de partager ses connaissances, ce qui est assez rare(de nos jours) pour être noté.

Bonne journée à toutes, (je dis toutes vu que je dois être le seul homme sur ce site :s), et merci beaucoup !


(Par Angie. Le 15/11/2008.)

Hello !
Je suis ravie que l’article réponde à vos attentes...
Pour info, nous avons la chance d’avoir quelques représentants de la gente masculine, surtout sur le forum. Il ne tient qu’à vous de venir en grossir le nombre ;-)
Au plaisir de vous lire,
Angie


(Par Mounett. Le 17/11/2008.)

super ces explications, ça méritait d’être noté Angie !!!!


(Par Gek. Le 11/2/2009.)

Bonjour,
Votre site est super intéressant !
Je me permets d’ajouter une série d’ HE qui, il me semble en tous cas, sont certainement interdites à la vente, voire même à la production. Ceci dit, n’étant pas français, je ne trouve pas de références légales.

Il s’agit des HE extraites de plantes servant également à produire de la "drogue" : cannabis sativa et indica, pavot etc...


(Par Angie. Le 14/2/2009.)

Hello !
Merci beaucoup pour ce message Gek !
Il me semblait qu’il y avait effectivement quelque chose de ce type, mais, mis à part pour le sassafras, je n’ai pas trouvé de documents officiels les concernant... Auriez-vous éventuellement des sources qui aideraient à compléter cet article ??
Angie


(Par Stéphanie . Le 13/4/2009.)

Bonjour, c’est vrai que cet article est complet mais j’aurai souhaité savoir pour les plantes citées, quelles sont les parties de plantes desquelles on peut extraire les HE citées.

Merci

Stéphanie


(Par sympho. Le 09/8/2009.)

ou peut t on trouver de l’huile essentielle de thuya
cordialement


(Par Angie. Le 10/8/2009.)

Chère Stéphanie,
je trouve l’idée très bonne ! Pourquoi ne pas rejoindre le forum et les rédacteurs du site et apporter votre griffe dans un complément à cet article ;)
A bientôt peut-être ;)
Angie


(Par Angie. Le 10/8/2009.)

Cher(e) Sympho,
Ces huiles essentielles sont interdites à la vente au détail en France. Comme vous avez pu le lire dans l’article, cet état de fait a de très bonnes raisons.
Toutefois, certains fournisseurs la distribuent (parfois au mépris de la loi, parfois dans son ignorance totale).
Je ne connais pas la législation européenne à ce sujet, s’il en existe une. Mais si cette mesure est restreinte à la France, j’imagine que cette huile essentielle est trouvable au-delà de nos frontières.
Quoi qu’il en soit, je ne me sens pas, en mon âme et conscience, de donner des références qui permettraient de s’adonner à un acte illégal. Désolée...
Cordialement,
Angie


(Par fenghuang. Le 13/8/2009.)

Sauge officinale et sauge sclarée ne sont pas 2 chémotypes d’une même plante mais bien 2 plantes différentes botaniquement définies...


(Par aymeric. Le 17/8/2009.)

Bonjour,

Pouvez vous m’indiquer une huile essentielle efficace contre les puces de canard ? D’avance merci.

Cordialement

Aymeric


(Par Angie. Le 17/8/2009.)

Bonjour Aymeric !
J’ai eu du mal à voir le rapport entre le sujet de l’article est cette question ;)
Cela dit, j’avoue en toute humilité que je ne connais pas "les puces de canard" et qu’il m’aurait également été difficile de répondre sans savoir à qui le traitement était destiné :S
Je suis bien désolée de ne pas avoir de meilleure réponse, peut-être un lecteur d’AromAttitude aura-t-il des éléments de réponse à vous apporter...
Bien cordialement,
Angie


(Par eric. Le 10/2/2010.)

Bonjour,
cela fait une semaine que j’essaie d’avoir une réponse claire, mais ce n’est pas évident, car les réponses sur la toile sont souvent contradictoires, ainsi que différents organismes contactés (CCI, affssaps, douanes etc...) .
Le titre de votre topic est : HE interdites à la vente, sauf pharmacie.
Ce qui sous entend que les autres HE peuvent être vendues par tout le monde ? Quand je dis tout le monde, je veux dire tout ceux qui sont inscrits au registre du commerce, sans avoir un diplôme quelconque.
Éternelle guerre entre pharmacien et épicier suite à la Loi de 1777.Ou la loi de 1941 qui concernait principalement les herboristes.
Ma question peut sembler un peu hors sujet et j’en suis désolé, mais une réponse me dépannerait bien et serait constructif pour tous ceux qui veulent se lancer dans les ventes d’HE et préparations.
Cordialement


(Par Angie. Le 12/2/2010.)

Cher Eric,
je trouve votre questions très intéressante... Afin d’être sûre de ne pas dire de bêtises et de me faire gagner un peu de temps dans ma recherche d’éléments de réponse concrets, je me suis permise de transférer votre questions sur le forum AromAttitude.
Je vous ai mis le lien afin que vous puissiez suivre cette discussion qui promet d’être particulièrement intéressante sur le forum car 1) il y en a bien plus dans plusieurs centaines de têtes que dans une seule ;) et 2) certains membres du forum se sont lancés dans l’aventure, en France ou dans le reste de l’Europe et peut-être pourront-ils apporter leur expérience personnelle...
Bien cordialement,
Angie


(Par schtroump/éric. Le 19/2/2010.)

Bonjour,
Pour la puce de canard, je pense qu’aymeric voulait parler des messages contradictoires que l’on trouve dans les journaux/ magasines.
Le canard même si il n’est pas "enchainé" au "chaud rond" reste un journal.
 ;)


(Par Angie. Le 27/2/2010.)

Dis donc le Schtroumpf, tu ne te moquerais pas un petit peu ?? ;)
Allez, on va mettre ça sur ma blondeur intérieure légendaire !!! MDR


( Le 24/6/2011.)

Donc si j’ai bien compris l’huile essentielle de Thuya est interdit à la vente ?


( Le 24/6/2011.)

Ah il y a marqué "sauf pharmacie" je n’avais pas vu. Cela signifie que si je souhaite en acheter dès maintenant dans ma pharmacie du coin, cela reste possible ?


(Par Angie. Le 25/6/2011.)

Cher inconnu,
d’un point de vue strictement légal, l’huile essentielle de thuya ne peut être délivrée que par un pharmacien, sur prescription médicale... Ce qui semble tout à fait légitime étant donné sa dangerosité potentielle. Prudence, donc !
Au plaisir,
Angie


(Par une pharmacienne. Le 30/7/2011.)

Les HE de Thuya ne sont effectivement autorisées à la vente qu’en pharmacie, mais contrairement à ce qu’a l’air d’affirmer Angie, elles ne sont pas listées, c’est-à-dire soumises à prescription médicale.
Cela dit, peu de pharmacies en tiennent en stock, et au regard de la prise de risque par rapport aux bénéfices escomptés , je déconseille l’utilisation de ces produits.


(Par Angie. Le 31/7/2011.)

Merci beaucoup pour ce complément d’informations !!
Angie


( Le 11/11/2011.)

Merci Angie ... Il me semble que l’H.E. de bois de rose est également interdite à la vente depuis environ 1 an afin de le préserver et non pour sa dangerosité (bien au contraire...).


(Par Angie. Le 11/11/2011.)

Avec plaisir !
Effectivement, l’H.E. de bois de rose (Aniba rosaeodora) est en rupture à l’échelle mondiale. Cette pénurie me touche d’autant plus que c’est une huile essentielle que j’apprécie beaucoup ! Elle va me manquer mais je me sens également coupable de cette appauvrissement de Dame Nature car elle faisait partie de mon aromathèque à part entière...
Aujourd’hui, seules les boutiques qui en avaient un stock conséquent en vendent encore mais cela ne saurait durer !
Angie


(Par Bonard. Le 18/5/2012.)

Merci pour ces réponses
Connaissez vous une huile autorisé comme le sassafras pour arrêter de fumer


(Par Gustave. Le 22/5/2012.)

Bonjour,

aprés avoir lu tous² ces articles, je me rends compte que j’ai à faire à des personnes connaissant le "sujet".

Voila mon problème :

ayant des courbatures et des points dans le dos, mon épouse m’a massé avec de l’huile essentielle de Genévrier pure.

J’ai maintenant des traces rouges et des petites gourmes et je n’arrête pas de me gratter.

Pourriez vous me dire si cela peut provenir du massage à l’huile et,si oui,que faire pour adoucir ces démengeaisons ?

D’avance merci pour votre réponse


(Par Angie. Le 26/5/2012.)

Cher Gustave,
il est tout à fait possible que cela soit lié au massage. Vous avez peut-être fait une réaction allergique à cette huile essentielle.
Il faut savoir qu’à l’exception de quelques rares HE en des circonstances très spécifiques, on n’utilise jamais une HE pure sur la peau, sans la diluer !!
Vous pouvez passer une huile végétale la plus neutre possible (amande douce ou noyaux d’abricots) afin de diluer et adoucir. Cependant, si les symptômes persistent, il vous faudra consulter un dermatologue. Pensez auquel cas à emmener le flacon d’huile essentielle que vous avez utilisée !
Merci beaucoup pour votre assiduité à Aromattitude, à bientôt,
Angie


(Par Colibis. Le 15/6/2012.)

Bonjour,

Personnellement non, je n’en connais pas. Désolée de ne pouvoir vous aider.

Bonne journée


(Par Clara. Le 30/8/2012.)

Je suis réellement en admiration devant des personnes telles que vous qui permettent à des gens d’en savoir plus sur ce sujet. c’est ca Internet : l’esprit de partage ! :)

Le travail à domicile

Travailler chez soi permet d’avoir un complément de revenu dans la vente a domicile de cosmétiques : travail a domicile il faut aussi compter sur travail a domicile


( Le 03/12/2012.)

Bonjour,

1. Les huiles essentielles interdites à la vente

Aromathérapeute installé depuis plusieurs années, j’utilise souvent ces huiles dites dangereuses...

Comme pour tout, il faut de la mesure. Connaissez-vous la DL50 des cétones dont on nous rabats les oreilles concernant la toxicité ? 43 mg par kg et par jour, ce sur plusieurs jours... Je ne connais pas de préparations qui utilisent cette posologie... Tout est une question de dosage.

Les molécules cétoniques confèrent des propriétés anti-virales, antiparasitaires, cicatrisantes, mucolytiques, lypolytiques, anticatarrhales et hépatostimulantes. L’activité de ces molécules présentent deux risques : celui de l’inversion des effets en fonction des doses utilisées (une augmentation des doses pouvant déclencher des effets neurotoxiques : convulsions, crises épileptiques) et celui de l’effet cumulatif de petites doses sur de longues périodes ; elles peuvent aussi être abortives. Il existe en fait de nombreux types de cétones (monocétones, dicétones ou diones, cétones monoterpéniques...).

2. Le mal de dos de Gustave

La gaulthérie couchée (gaulthéria procumbens) ou les divers bouleaux que l’on trouve (belula lenta ou bétula nigra) contiennent du salicylate de méthyle en grande quantité (près de 99.80%). Additionnée àd’autres huile anti-inflammatoires et à du macérat d’arnica, le tout en mélange dans de l’aloe vera "dopé" à la gomme xanthane fait un très bon gel anti-douleurs. Toutefois, si cela persiste, ne pas hésiter à consulter un ostéopathe.

Merci pour votre site, il peut être une bonne base de départ pour se soigner naturellement.

Bien cordialement,

PK


(Par Angie. Le 03/12/2012.)

Cher PK,
Merci beaucoup pour votre témoignage et vos précisions...
Je suis tout à fait d’accord sur le fait que "tout est une question de dosage". Néanmoins, cela présuppose une certaine connaissance que les néophytes n’ont pas toujours. Vous seriez étonné des messages que je peux recevoir. Je pense notamment à la menthe poivrée (très accessible dans le commerce, pour le coup) que beaucoup utilisent sans restrictions (y compris per os) sous prétexte que c’est naturel et que cela ne peut donc certainement pas faire de mal :S
J’apprécie donc d’autant plus votre intervention et aurais plaisir à vous lire à nouveau... Pourquoi pas sur le forum, à l’occasion ?!
Angie


(Par Wayne. Le 19/3/2013.)

Bonjour, je suis arrivé ici un peu par hasard, et en tant que chimiste je voudrais apporter quelque précisions sur les indicateurs de nocivité comme la DL50.
En substance, la DL50, la Dose Létale médiane, ne doit jamais être utilisée comme indicateur de toxicité pour une raison simple, c’est une donnée extrême qui n’indique en aucun cas le seuil de toxicité d’un composé, mais seulement quelle dose tuera 50% de la population exposée.
Je dis cela principalement pour ceux ne disposant pas ou peu de connaissances académiques en chimie, botanique ou pharmacologie, si vous devez utiliser un indicateur, utilisez la DTmin, la Dose de Toxicité minimale.